Les chemins de la vie

Les chemins de la vie
L'histoire d'un homme dans une avenue où s'écoule des milliers de passants peut quelquefois paraître bien dérisoire. Et dans ce flot de mouvements, quelle que soit la nature d'un homme, petit ou grand, beau ou laid, d'ici quelques instants personne ne s'en souviendra. Pourtant, au milieu de cette masse, un homme marchant sans but, soucieux de ses personnes passant prés de lui.

Seul au milieux de tous ces corps, il se souviens d'avoir vus traversé sur ce trottoir cette petite fille pleurant la perte de ce petit garçon s'en allant parce que sa maman l'a décidé ainsi. Ou encore de cet homme se battant désespérément pour récupérer l'amour de sa vie. Durant chacun de ses événements, il se comporte toujours de la même façon : il reste comme planté la, ne sachant pas trop quoi faire, ne faisant rien..

Rien. Pas une seule idée ne viens déranger sa pensée. Et c'est sûrement un rien qui le maintient debout, qui l'empêche de basculer. Cet état inerte, dont le silence se fait écho, résonne au plus profond de lui provoquant des perturbations dans tout son corps. Son sang virevolte de manière à provoquer dans son coeur deux battements successifs. Les neurones interrompent leurs relations, le cerveau lui même est perturbé par cet événement n'ayant duré qu'un court instant. Et c'est ainsi à chaque fois.

On appelle généralement cet état la compassion. La vie rassemble autour d'elle deux êtres qui ne se sont jamais croisé, ni même parlé. Ils se rendent compte qu'ils partagent les mêmes peines. Puis bien que bouleversé, la vie reprend son cours, les deux êtres qui s'était rapprochés l'espace d'un instant reprendront le même trottoir sans jamais se revoir.

Les rencontres comme celles-ci laissent pensif. L'homme reprit sa marche au milieu d'un trottoir submergé de passants. " Comment se fassent-ils que nous puissions en arriver la avec les gens que nous aimions ? Les gens que j'aime le savent-ils au moins? M'aurait-il oublié ?"


L'homme c'est moi. Petit maigrichon d'un mètre quatre-vingts répondant au nom de Dany, j'ai décidé de m'installer dans un endroit où je pourrait prouver aux gens que j'existe en dehors d'un trottoir, et montrer aux personnes qui comptent pour moi que je ne les oublie pas. L'amour est sûrement la seule chose toujours dans nos mémoires. Il n'est pas toujours facile de montrer l'attachement que l'on possède envers un autre dans la vie de tous les jours. Du haut de mes 18 ans, j'ai rarement dû le faire. Pudeur, ou garçon réservé ? Je ne sais. Je sais juste que dans ce lieu tout est permis. Cet endroit est comme une petite maison que j'ai récemment aménagé. Elle se trouve à l'angle de tout les trottoirs que j'ai traversé. Cet endroit vous y êtes. C'est mon blog.

# Posté le samedi 27 septembre 2008 11:00

Au fil du vent

Au fil du vent
Le vent souffle au point que mes cheveux s'ébouriffent. Un flot de souvenirs surgit en moi. Je pense à toi ma meilleur amie, à ce lien qui nous unis depuis de nombreuses années. "Comment l'expliquer ?" Et tandis que cette question envahit ma pensée, j'entends les arbres craquer sous la pression exercé par le vent. Décidément, les rafales de vent deviennent de plus en plus forte. Des feuilles accrochés au marronniers'envolent dans un tourbillon d'air, c'est l'automne. Le ciel est gris, le vent souffle si fort que la plupart des gens ont préféré passé cette journée cloîtré chez eux. Mais moi je suis la, dehors, en train de penser à toi. Toi que je vois si rarement, mais que pourtant je n'oublie pas.
Je ferme mes yeux au milieu de ces spirales d'airs qui claquent mon visage, et la je l'aperçois.. ce courant d'air. Cette particule de vent qui a emmené la graine de l'amitié jusqu'à nous alors que nous n'étions que des enfants. Qu'il est bon de pouvoir à nouveau respirer cet air frais, de ressentir la candeur de ses fragments d'enfance si précieux. Je revois ce soleil brillant de tous ses feux, c'est le printemps. Je t'aperçois, toi qui à cette époque est plus grande que moi, assise sur ton petit vélo. Tu tourne sans arrêt autour de moi. Notre imagination se met alors en marche, et voici que je cours derrière toi à l'image d'un chat qui chercherais à rattraper son jouet. Du moins, c'est ce que je devais penser pour pouvoir si vite après toi. Puis ce souvenir se brouille..
Je nous vois maintenant étendus par terre dans ce qui fut l'ancienne maison à mes parents. Il fait très frais bien que ce soit l'été. Notre amitié ne cesse d'augmenter. Nous fabriquons de petites cartes sur lesquelles il ait écrit : "Dany et Pauline amis pour la vie". A cet instant rien ne pouvait nous séparer, ni mes rêves de devenir basketteur ni les tiens de devenir handballeuse. Notre amitié brillait au milieu de cet été, elle était à son apogée. Mais l'hiver arrivait à grand pas sans que nous nous en soucions. D'ailleurs comment est-il arrivé ? Est-ce les tourments de l'adolescence qui nous a éloigné ? Ou bien cette peur de l'autre que ressente parfois les personnes de sexe opposés ? Quoiqu'il en soit, nous nous sommes éloigné l'un de l'autre comme deux étoiles qui seraient soumise au lois de la gravitations.
Je reviens soudainement à moi avec ses questions en tête. Je me trouve à proximité d'un lac, il commence à se faire tard. Je remarque que l'eau commence à geler. Me voir dans son reflet me donne l'impression d'avoir grandis si vite, nous ne sommes plus de petits enfants à présent.. Dans le monde d'adulte dans lequel nous vivons maintenant, j'essaye tant bien que mal de me faire ma place dans le monde musical tandis que toi tu excelle dans l'art de devenir infirmière. Le réalisme face à la poésie, tout les oppose. Nous gardons cependant une chose ancré au fond de nous, le goût de vivre, dernière brique visible de notre amitié dont le ciment ne s'envolera pas. Le temps aura beau passer en coup de vent, rien ne changera.
Je sais pourtant parfaitement bien que ses fondations ont été récemment troublé par un coup d'éclair en ton coeur. J'aurais tellement aimé être la, te chuchoter ses mots qui rassure dans ton oreille, t'épauler dans ce moment difficile. Pourtant, je n'étais pas la. J'attends patiemment le moment où tout redeviendra comme avant, où un coup de vent refera devenir les choses comme avant. Après tout, toutes les folies sont possible grâce à la poésie.

# Posté le samedi 22 novembre 2008 12:57

Petit Bonhomme

Petit Bonhomme
Je suis un petit bonhomme abandonné. Seul dans la chambre, assis sur un pot de Légo, je ne cesse d'admirer ce beau clair de lune. C'est fou comme elle est belle la Lune, peut être que si je serais aussi beau qu'elle, je serais moins seul qui sait ?

Pourtant, je suis toujours ce jouet au bois écorché qui traîne dans le grenier. Qui tente de trouver des mots sur lesquels se reposer. Mais aujourd'hui c'est fini. Ce n'est pas une vie de déserter pour un soldat engagé. J'ai décider de ne plus rester le dos tournés vers toutes calamités en me révoltant. Mais attention, pas d'absurdités. Mon fusil n'est pas chargé de balles afin de ne pas apeurer l'âme. Il rejette simplement quelques fleurs, symbole du bonheur. Car il faut leurs dire à tous ces gens, que nos esprits sont en train de s'assécher. On oublies le plus important, on se ment. Je me ment en croyant que quelqu'un comprendra..
L'on devient de plus en plus distant, on prend à peine le temps de parler. Pourtant, si l'on se donnait un peu plus, l'on changerait le cours de nombreuses vies. Comme la mienne. Si on aurait pris le temps de me sourire, de me dire de petits mots d'amour, de faire quelques caresses, je n'en serais peut être pas arrivé la. Je n'oublie jamais que c'est cela le vrai trésor, ces quelques moments qui valent de l'or.

Mais quand on ne les possède pas, on essaye de les oublier, comme moi.. L'on se voile la figure. Cela commence par les dates repères : celle de mon anniversaire ou de mon adresse par maladresse, puis on instaure le silence comme seule présence. C'est alors qu'on commence à vivre dans l'angoisse et dans le doute. On se fou de tout, l'on attend patiemment que l'on vienne à nous. Mais personne ne vient.. Même pas les autres jouets, qu'ils soit tout neuf ou délabré, dans la même chambre que moi. Faut dire que je suis tout petit, on ne me remarque pas forcément, même si je possède sur ma tête un petit épis. Je met un chapeau, un long chapeau, pour paraître plus grand. Les autres jouets trouve cela marrant, alors ils s'amuse à me caricaturer tout en rigolant.

C'est ainsi que chaque soir, je me pose, moi et mon chapeau, sous ce beau chapiteau entre le bureau et la TV. Quand elle s'allume, je peux regarder la météo. Je me dis qu'il serait si simple de faire apparaître un soleil sur toutes les têtes. On ferai peut être moins attention à la silhouette..

Si je posséderai un voeux.. Peut être que ça serait celui la.. "Aime"..

# Posté le lundi 28 janvier 2008 08:57

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 06:25

Quand le passé nous rattrape.. [Lettres Aux Anges]

Quand le passé nous rattrape..                                                                                                                 [Lettres Aux Anges]
Désolé pour le nombre de "Je" apparaissant sur cette page de blog. Non, je ne suis pas narcissique. Juste envie de retranscrire mes sentiments, de faire passer des messages. Voici le dernier..

Il y a des moments dans sa vie où tout va mal, où l'on ne pense pas pouvoir tomber plus bas. J'en suis arrivé à ce stade. Je ne sais plus quoi faire.. Alors je me retourne vers ce qui me reste : les moments écoulés, mon passé. Quelques instants passés, gravés à tout jamais dans mes pensées. Je me revois enfant, avec ce sourire montrant mes toutes petites dents. Ces moments à me demander quand j'aurais dépassé la hauteur de la table de la salle à manger. Votre salle à manger.. Toi "Pépére", un véritable nounours vivant. Toi "Mémére", la plus adorable des cuisinière. Qu'est-ce que j'ai pu me régaler dans votre salle à manger.. Ces moments partagés que j'aimerai retrouver. *Vous* plus que de simple voisins. Vous m'avez inculqués des principes, des sentiments, avez guidés mes premier pas. Vous aimiez tous ceux qui vous avaient approché. Vous vous aimiez, c'était tellement beau. Je n'ai jamais retrouvé une lumière si forte scintillé dans les yeux de ceux que j'ai approché. Pourtant, vous en avez connus des horreurs, comme la guerre. J'aimerais tellement que vous soyez la la pour éteindre le conflit qui se trouve en moi.

Mais je suis tout seul..
J'ai mis du temps avant de réaliser. Quand vous êtes partis, j'étais "petit" je crois que je n'avais pas compris. Je voulais rester dans ma bulle, ne pas entendre parler de ce noir. Je n'étais même pas la quand vous avez rejoint le paradis. Je m'en veux tellement.. Mais croyez moi je regrette à présent. Mon âme s'est asséché, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, mais rien n'y fais. Vous n'êtes toujours pas la. Je ne vous vois pas dans le reflet de l'eau dérriére moi..
Alors, même si je sais qu'il est sûrement trop tard, je voulais vous dire que vous aime. Je sais que je ne vous l'avais jamais dit. Vous compter beaucoup pour moi, mon "Moi" sera toujours construit à partir de mon souvenir du "vous". Alors de votre petit nuage, soyez heureux , vous avez tellement mérité de connaître le bonheur. Mais s'il vous plaît, ne vous éloignez pas de moi car moi je me séparerais jamais de mon coeur.

"Made in love"

P.S : Si vous rencontrez mes Papy qui ne tarderons pas à se réveiller, s'il vous plaît rassurez les, dites leurs que je ne les oublies pas. Dites leurs qu'ils sont entre de bonnes mains avec mes anges. Et ce pour l'éternité..

<3

# Posté le dimanche 30 décembre 2007 12:10

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 06:25

Histoire du Soir

Histoire du Soir
Il faisait déjà nuit, l'herbe était gelée, des frissons envahissaient mon corps. Seule la lune émettait quelques rayons de lumière. Ils éclairaient les quelques fleurs se trouvant face à mes pieds. Ces petits morceaux de douceur m'étais important, ils avaient l'habitude de me consoler. Mais la, face à ce ciel obscure, ces fleurs commençaient à faner. L'une d'entre elles attirait mon attention. La tête courbé, les pétales à moitié écrasé face à la terre glacé, cette fleur me boudait.


Je la contemplais, songeur.
Comment en étions nous arrivés la ? Quelques mots crachés sur nos figures, puis le silence.. Et pas des moindres : celui qui attriste, assèche nos âme. Tout à commencé par des reproches. Des tout petit au début, s'amplifiant au fil du temps.

Un et un font deux reproches, puis deux et deux font quatre. Puis, on passe au multiplication : cinq fois cinq font dix. Au carré.. Cela fait trop mal, l'on ne supporte plus. C'est ainsi que cela tourne mal. Pour un rien quelquefois.

L'amitié est décidément une chose surprenante. Une relation amicale repose sur rien, et un rien peut tout emporter. Nos différences sont une force, mais s'avère aussi être nos faiblesse. C'est la toute la complexité du problème.. Un véritable casse tête.. Que faire ?

Mais pendant que je suis la, le temps continue de couler. Notre relation s'éteint.. Le temps est assassin. Il nous tue, me tue..

Seul espoir restant, le printemps...
Car après la froideur de l'hiver vient le temps du printemps. Les fleurs fanés repoussent, elles revivent à nouveau.

C'est ainsi que pour tuer le temps, je m'en vais me balader vers ces paysages la haut.
Je te tourne le dos. Pour toujours ? A toi d'écrire la fin de l'histoire loulou...

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 11:28

Modifié le dimanche 04 octobre 2009 06:28